La poulette et les vacances (forcées)

Dimanche 22 Juin. Journée estivale. Les fenêtres sont ouvertes, les gens sont dans les jardins, il y a une odeur de barbecue et de vacances dans l’air.

Et en parlant de vacances, certains les prennent plus tôt que les autres. C’est le cas de l’ovaire gauche. Ce grand travailleur, qui a toujours fait ses preuves jusqu’ici et boosté son voisin de droite, semble avoir posé ses congés en avance. Pourtant la poulette est en traitement depuis des semaines…et après avoir failli péter un câble suite aux effets secondaires du Synarel, mourir de désespoir lorsque Dr Fiv lui a prolongé le blocage d’une semaine et demie, après avoir du louer un lève-palette pour porter les 12 tonnes de boites de Ménopur nécessaires à ses injections quotidiennes, faire appel aux déménageurs de l’extrême pour les transporter jusqu’à son appartement, créer une pièce en plus pour les stocker, transformer son salon en poste de soins et son ventre en nuancier décoratif (camaieu de bleu, violet, jaune…au choix) pendant 10 jours…après tout ça, donc…chez la poulette, ce dimanche, ça sent plutôt le roussi que le barbec. Miss Sond’écho voit bien des follicules sur la braise, des très jolis même, mais pas assez. On observe une belle percée de la droite, mais à gauche, ça roupille (qui j’entends dire que c’est d’actualité?!…).

Joint sur son lieu de vacances, l’ovaire gauche fait l’innocent (genre, il savait pas). « Quoi? y’avait une Fiv? j’étais pas au courant! si j’avais su, j’aurais décalé mais là…j’suis désolé, j’peux rien faire de plus… ».

Pour la Fiv 3, c’est grillé (comme les saucisses sur le barbec…sauf que cette fois, on aura juste eu le droit de préparer, mais pas de déguster). On arrête tout et on envoie tout le monde en vacances jusqu’à Septembre.

La poulette déteste les vacances.