Poulette et poussins…

C’est le Jeudi 5 Novembre 2015. Lorsqu’elle se présente au labo, en sortant de garde, la poulette ne le sent pas. Jusqu’il y a 2-3 jours, elle y croyait un peu, mais depuis, elle a perdu espoir. Plus de douleurs de règles, plus de sensations inhabituelles…

Assise à côté d’elle, une petite mamie qui porte des appareils auditifs attend son tour. L’infirmière appelle la poulette, mais la petite mamie croit entendre son nom et se lève…devant l’infirmière amusée, ordonnance de BHcg en main, qui fait gentiment rasseoir la grand-mère en disant à la poulette « je sais bien qu’on repousse l’âge de la maternité, mais quand même…il y a un temps pour tout! ».

« C’est le grand jour, alors… », commente l’infirmière en préparant ses tubes. La poulette acquiesce, peu convaincue, en regardant l’aiguille transpercer une fois de plus sa peau.

Une fois sortie du laboratoire, la poulette rentre se coucher. Les résultats ne seront disponibles qu’en début d’après-midi, autant commencer sa nuit! la veille, elle a acheté un test de grossesse, se disant qu’elle le ferait en rentrant du labo, pour se préparer psychologiquement à un nouveau négatif…mais ce matin, elle manque de courage. Le test reste dans sa boîte.

A son réveil, elle prend le temps d’attaquer son petit-déjeuner avant de se connecter au serveur de résultats. L’estomac noué, elle regarde son écran. Mais ne trouve que les résultats du dosage de Progestérone. Le coq s’impatiente déjà. Elle décide d’aller prendre sa douche et de se reconnecter plus tard (un négatif peut bien attendre…)

20 minutes plus tard, nouvelle tentative. La poulette retient son souffle en voyant que les résultats sont disponibles. Elle clique sur la page. Au lieu du « < 1 » habituel depuis 4 ans, elle voit s’afficher : 4-7-2. Elle regarde la date. Elle regarde le nom. Elle relit encore et encore ces trois petits chiffres. Elle réalise…que c’est bien elle. Que c’est bien aujourd’hui. Que c’est bien positif. Elle consulte les tableaux usuels des taux de BHcg et comprend quà J10 post-transfert, le sien est plus que bon. Elle pleure. Elle textote le coq. Elle repleure. Le premier positif de sa vie…

Deux semaines plus tard…frayeur, un soir. Du sang. La poulette respire à peine. Elle passe la nuit en apnée et file aux urgences le lendemain, tremblante. C’est ce jour-là qu’elle apprend qu’ils sont deux…deux petits sacs gestationnels bien placés, au creux de son utérus, dans lesquels on distingue déja deux petits embryons…moins de 3mm chacun…mais un coeur qui bat déjà, quasi plus gros qu’eux…et un décollement du trophoblaste qui lui vaut une mise au repos immédiate.

Une semaine plus tard. Rdv de contrôle avec son gynéco.Les deux petits embryons sont toujours là, les coeurs clignotent toujours sur l’écran, et ils ont déjà grandi.

Deux semaines plus tard. Nouveau rdv de contrôle chez le gynéco. Ils font 24,6mm et 27mm et la poulette entend leur coeur pour la première fois. Plus aucune trace de décollement…feu vert pour reprendre le travail, et déclaration de grossesse en poche.

Depuis, le temps passe vite et doucement à la fois…le cap des 12 Sa vient d’être franchi. Tout semble encore irréel. Ce bonheur attendu depuis une éternité…ces deux petits embryons qui, un matin d’automne, sont venus se nicher au creux de son ventre et ont trouvé l’endroit suffisamment douillet pour s’y pelotonner encore, et encore…ce corps malmené qui, malgré les traitements les plus forts, les techniques les plus à la pointe, n’avait jamais réussi à faire naître la vie, et qui, aujourd’hui, accomplit ce miracle jour après jour, simplement, comme si c’était la chose la plus naturelle du monde, celle à laquelle il avait toujours été destiné…sans que la poulette ne fasse rien…ces images d’échographie qui ne sont plus celles des autres, mais les siennes…cette sérénité qui succède à ces années de tempête…

La poulette couve, enfin, ses deux petits poussins, avec tout l’amour, le bonheur, et la reconnaissance dont son cœur est rempli.

Elle vous souhaite à toutes une merveilleuse année 2016, qui comble vos attentes et récompense votre force et votre persévérance.

<3 Merci la vie, merci le don.<3

 

Le compte à rebours de la poulette

4 ans.

4 ans déjà.

Après des dizaines d’échographies endo-vaginales, de thérapeutiques en tous genres (hormone de croissance, ostéopathie, acupuncture, magnétiseur…), des centaines d’injections

Après une coelioscopie sous anesthésie générale

Après une nouvelle hystérosalpingographie l’ayant laissée à plumes et en larmes sur une table de radio, et un médecin qui dit qu’il la rappelle mais qui ne la rappelle jamais

Après une nouvelle hystéroscopie pourtant réalisée par une praticienne douce et patiente, l’ayant laissée à plumes et en larmes…parce que c’en est trop, trop de tout ça, et que la violence physique et morale au bout de ces 4 ans est si grande qu’elle en devient intolérable

Après 7 gynécos, 3 centres de pma, des centaines de rdv et de consultations, 6 inséminations intra-utérines, 6 Fiv dont 4 avec transfert(s), 56 ovocytes ponctionnés, 23 embryons formés, 11 embryons mis au chaud sous les plumes

Après tant d’espoir, de combat, d’échecs, de désespoir

Le temps est venu d’emprunter un autre chemin.

Dans moins de deux mois, la poulette s’envolera vers d’autres contrées pour y accueillir d’autres petits oeufs, sans doute plus costauds, à couver sous ses plumes.

Brno, République Tchèque, J-56.

 

Il était une fois, une poulette…

Il était une fois, une poulette. Qui venait de faire sa 4ème Fiv au mois d’avril 2015. Qui avait changé de médecin et de centre, pour essayer autre chose, ailleurs…qui avait tenté tous les traitements possibles et imaginables : patchs de testostérone, capsules d’antioxydants, injections d’hormones de croissance, stim à doses de cheval, vasodilatateurs…qui avait fait tout ce qu’elle avait pu, donné tout ce qu’elle avait pu…qui avait finalement récolté, le Vendredi 17 Avril 2015,  9 ovocytes, dont 8 « utilisables », puis 4 petits embryons jolis…qui avait accueilli au creux de son cœur et de ses plumes, le Lundi 20 Avril 2015, les deux plus beaux d’entre eux, et qui avait placé tout son amour, tout son espoir, en ces deux petits points blancs sur l’écran d’échographie…cherchant du regard d’autres yeux que les siens pour les voir avec elle, les espérer avec elle…qui s’était ensuite gavée de soleil, reposée, espérant que les deux petits en profitent, et que cela leur donne envie de rester…qui avait appris que les deux autres petits embryons n’avaient pas réussi à passer le cap des 5 jours…qui avait prié, supplié, imploré, pour qu’une divinité, quelle qu’elle soit, l’entende enfin…qui avait attendu, attendu, et senti que les petits étaient partis…qui était allée faire sa prise de sang quelques jours plus tard pour confirmer le négatif qu’elle savait déjà. Qui savait aussi, alors, qu’une page douloureuse allait devoir se tourner.

Il était une fois une poulette qui venait de fêter ses 2 ans de Fiv (et 3 de Pma, et 4 de galère)…une poulette au ventre vide…une poulette blessée, de cette blessure d’humanité qu’est l’infertilité  ; une poulette pauvre, de ces milliers d’euros engloutis dans des honoraires de gynécos, d’anesthésistes, de laboratoire, de cliniques…une poulette usée, cabossée, humiliée, par ces années d’examens, de tentatives râtées, d’effraction dans son intimité, de violence dans sa féminité…une poulette qui avait perdu l’entrain et l’humour qu’elle avait au démarrage de ce blog.

Il était une fois une poulette, qui aujourd’hui, allait refermer le livre de l’histoire de la poulette et du coq. Qui n’écrirait jamais, en guise d’épilogue, « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants »…une poulette qui disait adieu à un rêve : celui de donner un papa à ses enfants, celui qu’elle avait choisi pour eux, celui qui l’avait choisie pour eux, et avec lequel elle avait fait un si long et dur chemin…une poulette qui ne mettrait jamais au monde un poussin issu du mélange d’elle-même et du coq…qui ne saurait jamais à quoi ressemblerait cet enfant, ce qu’il aurait eu d’elle, ce qu’il aurait eu de lui…

Il était une fois une poulette, qui ne mettrait peut-être même jamais au monde un poussin issu du meilleur d’elle-même…qui n’aurait peut-être jamais le droit, la chance, de lui transmettre ses gènes, un peu du sang d’un être cher trop tôt disparu…qui n’aurait peut-être jamais le plaisir de reconnaître en lui ces petites choses qui la font elle : l’habileté de ses mains, sa créativité, sa patience, la couleur de ses yeux, l’un des traits de son visage, la tâche de naissance de sa cuisse…

Il était une fois une poulette, qui ne mettrait peut-être même jamais au monde de poussin.

Il était une fois…une poulette qui avait de la peine. Trop de peine, et pas assez de ses pattes et de ses plumes pour la porter.

La poulette sort de son hibernation

Décembre 2014 :

– l’échec de la Fiv3 Bis

– un café partagé avec une « copinaute » pleine de sagesse et d’empathie, mais aussi porteuse de force et d’espoir, quelques pistes pour continuer…( 😉 )

– un point avec le coq, et une décision commune : tenter ensemble la Fiv4, puis poursuivre ensuite leur chemin, ensemble si la chance leur sourit, ou chacun de leur côté si malheureusement ce n’était définitivement pas le cas.

–  une décision de changement de gynéco et de centre pour la dernière Fiv, pour finir les choses ailleurs, loin de ces lieux synonymes d’échecs, et tenter de nouvelles stratégies…

– une coelio bookée à la vitesse de l’éclair…passage à l’acte à double tranchant. Le sentiment d’une bonne chose de faite, parce qu’il fallait aller voir ce qu’il se passait, enlever ce qui devait être enlevé…mais aussi, celui d’une mutilation, d’une chose de plus à faire subir à son corps, et cette éternelle question : pourquoi avoir à passer par tout cela? quand d’autres se font si peu de mal, pour arriver au même but. Et encore… »au même but », pas vraiment…(pour eux, ça marche).

– 3 petites cicatrices sur le bas ventre, pour marquer le territoire sinistré, et se rappeler à jamais que rien ne s’y passera de façon normale…

– l’impression d’une ascension infernale. Quand il y a besoin de toujours plus de soins médicaux, de plus d’expertise, de plus de technique, pour compenser ce le corps/la nature/la vie ne peuvent faire seuls.

– une grande tristesse, une grande lassitude, une grosse fatigue

– une entrée en hibernation, le temps de se reconstruire une nouvelle fois après tout ça, physiquement, moralement…

Mars 2015 :

– la sortie de la grotte hivernale…de nouvelles perspectives, un reste d’espoir, ténu mais bien présent.  

– une Fiv 4 espérée en Avril

– une réflexion pour l’étranger…si jamais…

« Hang On Little Tomato » (PINK MARTINI)

The sun has left and forgotten me
It’s dark, I cannot see
Why does this rain pour down
I’m gonna drown
In a sea
Of deep confusion
Somebody told me, I don’t know who
Whenever you are sad and blue
And you’re feelin’ all alone and left behind
Just take a look inside and you will find
You gotta hold on, hold on through the night
Hang on, things will be all right
Even when it’s dark
And not a bit of sparkling
Sing-song sunshine from above
Spreading rays of sunny love
Just hang on, hang on to the vine
Stay on, soon you’ll be divine
If you start to cry, look up to the sky
Something’s coming up ahead
To turn your tears to dew instead

 

And so I hold on to his advice
When change is hard and not so nice
You listen to your heart the whole night through
Your sunny someday will come one day soon to you

Fin de la Fiv 3 Bis de la poulette et du coq

Blog Image 10

 

Il y a eu…de jolis signes…des prières…des petites bougies dans des églises…des petits boutons d’orchidée…du sucre pour la cigogne…de jolis mots d’amour…

Mais cela n’aura pas suffi. La Fiv 3 Bis s’est achevée comme les précédentes. Les 3 petites bulles de vie n’ont pas tenu. Pourtant, tout a été si différent cette fois. La poulette sait bien qu’elles ont essayé de s’accrocher, de toutes leurs forces…à DPO 7, 8, elle n’a pas rêvé les seins qui tirent, et cette sensation si particulière.

Malheureusement, l’heure n’était pas encore venue. Les trois petites pépites s’en sont allées rejoindre leurs 6 petits frères et sœurs. Et comme eux, elles ont emporté avec elles un morceau de vie, un morceau de la poulette.

Alors ce qu’elle veut garder de cette tentative, la poulette, ce sont les jolis signes, les prières, les petites bougies dans des églises, le sucre pour la cigogne, les jolis mots d’amour…

…même si Noël 2014, ce sera encore le bonheur des autres, les enfants des autres…comme 2011…comme 2012…comme 2013.

…même si aujourd’hui, elle entrevoit l’éventualité d’une vie sans enfant, et que ça fait très froid à l’intérieur.

 

SOS d’une poulette (et d’un coq) en détresse

Tristes nouvelles pour la poulette et le coq (et tous ceux qui les aiment et les soutiennent).

Après une première tentative de Fiv3 abandonnée en Juillet, Septembre n’aura pas été plus clément. La Fiv 3 a eu lieu. Mais elle n’est pas allée jusqu’au terme non plus.

Petit résumé :

– Une stimulation à moyenne réponse

– Une ponction sans histoire ni vomitos…

– Contre toute attente, bonne surprise, 10 ovocytes matures, tous micro-injectés

– Une poulette, un coq, et un Dr Fiv plutôt contents

– La même gentille infirmière en salle de réveil

– Un anesthésiste à la Dr House

– Une bouffée d’affection et de tendresse dans une petite blouse rose fushia

– Un petit rigolo d’aide-soignant English speaking

– Une divine sauce au caramel beurre-salé

– Le lendemain : douche froide : un taux de fécondation très faible, seulement 3 embryons

– La décision de l’équipe de pousser les embryons à J5 pour tenter quitte ou double

– J5 : arrêt de développement des embryons, fin de la FIV 3.

Une fois de plus, l’espoir, la patience, la détermination n’auront pas suffi. Mais où s’arrête la malchance? quand prend fin le cauchemar?…

Au début, la poulette ne voulait même pas écrire. Puis finalement, un besoin vital de mettre des mots sur tout ça. Elle avait envisagé les deux possibilités : la survie comme l’arrêt de développement des embryons. Elle connaissait les pourcentages. Aussi, quand le coq lui a annoncé la mauvaise nouvelle ce matin-là, elle a encaissé, relativement bien. C’est les messages du coq quelques heures plus tard qui lui ont mis un coup.

Parce qu’elle l’a senti triste, déçu, découragé, démotivé, et qu’elle s’est sentie bien impuissante face à cela.

Parce qu’elle voudrait lui transmettre un peu de sa force, de son courage, de sa patience, de l’espoir qu’il lui reste encore, malgré tout.

Parce qu’elle voudrait lui faire comprendre qu’elle ne doute pas qu’à eux deux, ils pourraient être de bons parents, et qu’elle pense que leur joli projet mérite qu’ils s’accrochent encore…encore un peu…même si ça fait trop longtemps. Bien trop longtemps déjà.

Parce qu’elle pense que renoncer, ici et maintenant, serait d’une certaine façon remettre en cause tout le chemin qu’ils ont parcouru jusqu’ici.

Parce que quels que soient les risques que ces traitements peuvent représenter pour sa santé, et dont le coq s’inquiète, elle estime qu’à côté de la souffrance d’une vie vide d’enfant, c’est si peu de choses.

Parce que ce qui la tient aujourd’hui, c’est d’imaginer ce poussin tant attendu arriver, de le voir dans les bras de son papa, de son »beau-papa », de ses grands-parents, de ses tonton et tata, de la p’tite bouille, de l’ex-baleineau, de tous ces gens qu’ils aiment si fort, et qui l’aiment si fort déjà, ce tout petit, avant même qu’il soit là.

Parce qu’on lui a souvent dit qu’un jour, le vent finissait par tourner.

Bonheur

Fiv n°2 : quand la poulette dépose les armes.

A chaque tentative, espérer. Avoir l’impression de se surpasser. Croire que ça pourrait être différent. Se rattacher aux signes. Envisager la possibilité d’un positif. Visualiser la joie de l’annonce. Imaginer la magie de la naissance. Calculer la saison, la date à laquelle il arriverait. Le sens que ça aurait. La vie qui changerait.

A la fin de chaque tentative, être désemparée. Avoir l’impression de décevoir…le coq, la p’tite bouille, l’ex-baleineau, ces gens qui soutiennent si fort, qui prient, qui espèrent tant avec nous…mais qui semblent s’éloigner peu à peu, se désinvestir, faute de savoir quoi dire, quoi faire. Essayer de repousser la question redoutée : et si ça ne marchait jamais?…

Entre deux tentatives, ressentir l’extensibilité du temps. Avoir le sentiment d’évoluer dans un monde parallèle. Se savoir vieillir. Se sentir faiblir. Se retrouver seule et minuscule face à une nouvelle gigantesque montagne à gravir. Etre lasse. Ne plus savoir où puiser la force de continuer. Mais se dire qu’on préfèrerait mourir que de vivre sans enfant…alors, continuer.

La poulette pense à ces 6 petits qu’elle a portés, puis perdus. Qui sont partis sans faire de bruit. Elle se demande pourquoi. Elle voudrait comprendre. Elle voudrait pouvoir faire plus. Elle se sent impuissante.

La Fiv n°2 de la poulette : Tec (Transfert d’Embryons Congelés)

Les embryons soldats du froid furent finalement rappelés mi-avril…

La poulette savait qu’ils avaient quitté la banquise dès réception de l’ordre de mission, mais comme ils n’avaient aucun moyen de communication durant le voyage, c’est avec la boule au ventre qu’elle se rendit sur place…

Après avoir bravé des conditions de décongélation climatiques extrêmes, être passés par des cathéters chemins escarpés, ils arrivèrent chez la poulette entiers, mais tout de même légèrement affaiblis. Luther Russe se tenait prêt depuis des semaines, impatient. Il s’était gavé en cachette de Vitamine E et d’Aspégic nourrisson pour être au top de sa forme le jour J…sa récente petite séance devant la caméra lui avait redonné une meilleure image de lui-même…avec tout ça, il se sentait confiant.

Quand le jour J arriva, la poulette décida de laisser faire Luther. Cette fois-ci, pas d’ostéopathie, pas d’acupuncture…trop de temps, trop d’argent, trop de gens…trop MARRE de tout ça. Lâchez-lui la grappe. Laissez-la -essayer de- féconder respirer en paix. MARRE. Donc cette fois, juste elle, Dr Fiv, Luther, et les deux petits embryons rescapés du froid. Nobody else. Private business.

« C’est pourquoi, elle voudrait, enfin si je le permets…déjeuner féconder en paix… »…tut tut, tut tut, tut tut…tudududuuuu, dududuuu…-violons-