SOS d’une poulette (et d’un coq) en détresse

Tristes nouvelles pour la poulette et le coq (et tous ceux qui les aiment et les soutiennent).

Après une première tentative de Fiv3 abandonnée en Juillet, Septembre n’aura pas été plus clément. La Fiv 3 a eu lieu. Mais elle n’est pas allée jusqu’au terme non plus.

Petit résumé :

– Une stimulation à moyenne réponse

– Une ponction sans histoire ni vomitos…

– Contre toute attente, bonne surprise, 10 ovocytes matures, tous micro-injectés

– Une poulette, un coq, et un Dr Fiv plutôt contents

– La même gentille infirmière en salle de réveil

– Un anesthésiste à la Dr House

– Une bouffée d’affection et de tendresse dans une petite blouse rose fushia

– Un petit rigolo d’aide-soignant English speaking

– Une divine sauce au caramel beurre-salé

– Le lendemain : douche froide : un taux de fécondation très faible, seulement 3 embryons

– La décision de l’équipe de pousser les embryons à J5 pour tenter quitte ou double

– J5 : arrêt de développement des embryons, fin de la FIV 3.

Une fois de plus, l’espoir, la patience, la détermination n’auront pas suffi. Mais où s’arrête la malchance? quand prend fin le cauchemar?…

Au début, la poulette ne voulait même pas écrire. Puis finalement, un besoin vital de mettre des mots sur tout ça. Elle avait envisagé les deux possibilités : la survie comme l’arrêt de développement des embryons. Elle connaissait les pourcentages. Aussi, quand le coq lui a annoncé la mauvaise nouvelle ce matin-là, elle a encaissé, relativement bien. C’est les messages du coq quelques heures plus tard qui lui ont mis un coup.

Parce qu’elle l’a senti triste, déçu, découragé, démotivé, et qu’elle s’est sentie bien impuissante face à cela.

Parce qu’elle voudrait lui transmettre un peu de sa force, de son courage, de sa patience, de l’espoir qu’il lui reste encore, malgré tout.

Parce qu’elle voudrait lui faire comprendre qu’elle ne doute pas qu’à eux deux, ils pourraient être de bons parents, et qu’elle pense que leur joli projet mérite qu’ils s’accrochent encore…encore un peu…même si ça fait trop longtemps. Bien trop longtemps déjà.

Parce qu’elle pense que renoncer, ici et maintenant, serait d’une certaine façon remettre en cause tout le chemin qu’ils ont parcouru jusqu’ici.

Parce que quels que soient les risques que ces traitements peuvent représenter pour sa santé, et dont le coq s’inquiète, elle estime qu’à côté de la souffrance d’une vie vide d’enfant, c’est si peu de choses.

Parce que ce qui la tient aujourd’hui, c’est d’imaginer ce poussin tant attendu arriver, de le voir dans les bras de son papa, de son »beau-papa », de ses grands-parents, de ses tonton et tata, de la p’tite bouille, de l’ex-baleineau, de tous ces gens qu’ils aiment si fort, et qui l’aiment si fort déjà, ce tout petit, avant même qu’il soit là.

Parce qu’on lui a souvent dit qu’un jour, le vent finissait par tourner.

Bonheur