Quand le quotidien rattrape la poulette (2)

Mercredi, fin de poste au boulot de la poulette. L’équipe qui suit prend le relais. Une collègue lance innocemment : « Allez les filles, rentrez chez vous, allez récupérer vos enfants! »…

Tu vois ces tâches rouges, ami lecteur?…ce sont les débris du cœur de la poulette qui, à ce moment précis, vient de se pulvériser instantanément sur le sol du poste de soins.

Les yeux de l’ex-baleineau et de la poulette se croisent. Dans ce regard, il y a « ces mots me font si mal », il y a « je sais combien ça te fait mal », il y a « ce n’est pas de sa faute, elle ne peut pas savoir », il y a « je sais… ».

La poulette rassemble les miettes invisibles de son cœur sous ses ailes et quitte son service.

Vis ma vie de poulette infertile, bis. Il est temps que ça se termine. Et vite. Et si DNLP l’entend, qu’elle sache qu’elle ne s’avoue pas encore vaincue.

6 réflexions sur “Quand le quotidien rattrape la poulette (2)

  1. Oui, le quotidien aussi ne nous épargne pas surtout dans notre profession et avec les collègues qui pourtant ne le font pas exprès.
    Cela fait néanmoins si mal.
    Je te comprend et t’envoie un bisous comme un petit bout de pansement pour recoller un petit peu ton cœur.

  2. Ce type de phrases… Et pour les vacances scolaires, et pour la rentrée des classes, et pour les fêtes…
    Je suis désolée Poulette, j’espere que la reprise du combat est lancée, on sait bien que tu n’es pas vaincue !

    • Oui, Miliette…malheureusement, on ne peut pas y échapper…
      La reprise du combat n’est pas encore lancée. On espère bientôt.
      Bises!

  3. Je t’envoie des caisses de bisous, et suis vraiment désolée pour ton petit coeur en miettes, vu le métier que tu fais, ça doit vraiment pas être rose tous les jours… C’est bien que l’ex baleineau soit prêt de toi et comprenne, même à travers quelques regards..
    Courage

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *